Les associations de micro crédit vont financer désormais la TPE

A l’ouverture de la première séance de la quatrième année législative du Xe Conseil législatif, le Roi a engager  la Banque nationale à participer plus activement au développement du Maroc, et appeler le gouvernement et la Banque du Maghreb à coopérer avec les instances professionnelles de la Banque du Maroc pour formuler un plan spécial d’accompagnement des jeunes diplômés et du projet d’autofinancement-emploi. Une attention particulière a été portée à ces structures et une mobilisation globale a été menée pour faire fructifier le projet. Il y a un an, le plafond des fonds que l’association de microfinance pouvait octroyer était passé de 50 000 DH à 150 000 DH. Cette mesure a été promulguée par la loi n° 85.18, qui a modifié la loi n° 18.97 sur la microfinance.

Depuis, des progrès ont été accomplis, certainement pas au niveau de toutes les associations, mais au niveau de celles qui ont une capacité financière suffisante pour fournir un niveau de crédit aussi élevé. Il faut avouer que cela requiert non seulement une base financière assise, mais aussi des compétences humaines et techniques et une organisation dédiée à cette activité, dont la nécessité de former les parties concernées pour mieux appréhender la clientèle des TPE 

La digitalisation a altéré le mode de travail des effectifs d’une entreprise bien avant que la crise Covid-19 transforme l’avenir de la vie professionnelle. Les recherches de l’Organisation de Coopération et de Développement Economique (OCDE) révèlent que  31 % des emplois pourraient être radicalement transformés en raison de la digitalisation et de l’automatisation des processus de travail. Parallèlement, des emplois spécialisés se créent ailleurs. Ces grandes tendances signifient que de nombreuses entreprises se préparent déjà à un avenir désormais automatisé.

Cette infographie de PwC identifie les 5 chantiers qui permettent de modéliser la voie à suivre pour l’avenir du travail d’une entreprise, renforcées par les réponses d’une enquête en réalisée auprès des directeurs financiers américains sur leur stratégie « WorkForce ».

La valeur de la TPE dans la croissance économique. 

Les petites entreprises jouent un rôle économique et social non négligeable de par leur contribution à la structure économique et sociale avec plus de 90 % des entreprises, 50 % des offres d’emplois, 30 % de l’export et 40% des investissements privés qui font des données significatives. En plus de l’influence économique, la TPE a également un grand potentiel de création d’emplois et de richesse, et peut faire face au chômage et à l’inclusion sociale. La plupart de ces sociétés réalisent un chiffre d’affaires ne dépassant pas 3 millions de dirhams. Pendant de nombreuses années, le secteur bancaire n’a fourni que peu ou pas de service à ces structures. Par conséquent, l’obtention de financements est en tête de liste des difficultés rencontrées et qui entravent leur développement. 

Les associations de micro-crédits deviennent une nouvelle association de développement pour la TPE   

Une progression du plafonnement des crédits à accorder par les associations de micro-crédit qui est passé de 50 000 DH à 150 000 DH et qui d’ailleurs, montre une croissance des financements des TPE. Il y’a lieu de noter également que tout dépend de la prévention des niveaux en fonction des objectifs concernant chaque association de microcrédit, de sa taille et de ses ressources financières et ce, grâce à la nouvelle loi 50-20.

Cette nouvelle réforme du secteur devrait attirer une nouvelle clientèle mais également financer son besoin et aussi dynamiser l’activité qui a marqué le pas en cette période. En effet, il y’a une stabilité par rapport à l’encours des crédits entre décembre 2020 et mars 2021, à 8,1 milliards de DH. Cet encours inclut celui accordé aux micro-entreprises, qui, lui, a baissé de 2,6% à 6,2 milliards de DH. A la même période, une année auparavant, soit décembre 2019 à mars 2020, l’encours global a gagné 1,6% à 7,5 milliards de DH.

Les associations de microcrédit peuvent désormais répondre aux besoins confirmés des TPE n’ayant pas les garanties ou le volume d’opérations suffisants pour prétendre aux crédits bancaires. L’encours de microcrédit a évolué de 9.77% entre le premier trimestre de 2020 et celui de 2021. Il est passé de 7.44 Milliards de Dirhams fin Mars 2020 à 8.16 MMDHs fin Mars 2021, soulignant l’enjeu des associations de micro-crédit dans le financement de la TPE.

Dans son élan du programme d’appui, l’AMC (Association de Micro-Crédits) lance le programme « TAMWIL MICRO-CREDIT » qui œuvre comme ligne de financement en faveur des Associations de Micro-Crédit « Association », destinée à octroyer des crédits aux TPE éligibles, avec un financement à hauteur de 20% des besoins d’investissement et d’exploitation, plafonné à 20 mille DH par projet.

Les Fintechs rentrent en jeu grâce à la plateforme RIFSO

La grande nouveauté en la matière, c’est la mise en place d’une plateforme, nommée Rifso, afin de canaliser les demandes de crédits, la dématérialisation du processus de financement. Le premier exploit reste la première Fintech marocaine qui a pu développer une Marketplace dématérialisée de bout en bout facilitant ainsi l’accès au financement de l’exploitation des TPE, des autoentrepreneurs, et des professionnels, tout en favorisant l’inclusion financière. La dématérialisation de la demande de financement par les entreprises ainsi que la réduction du délai de réponse en 48h. La signature se fait électroniquement sans nécessité de se déplacer.

L’ambitions de la stratégie nationale d’inclusion financière est la mise en place d’une extension des solutions de financement pour toucher plus de TPE et faire face à la limitation de l’inclusion financière due au volume de leurs activités ainsi que leurs perspectives à l’égard du secteur financier.

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